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Projet scientifique

 

Projet 1. Ce programme de recherche est consacré à l'étude des étapes précoces de la transformation cellulaire dans le contexte d’un microenvironnement inflammatoire, avec un intérêt particulier pour les endommagements de l’ADN induit par l’enzyme AID (activation-induced cytidine deaminase). AID est une enzyme mutagène de l’ADN, physiologiquement exprimée dans les lymphocytes B, et qui a récemment été impliquée dans le processus d'instabilité génomique de tumeurs solides associées à des maladies inflammatoires chroniques, comme le cancer colorectal chez les patients ayant une colite ulcérative ou une maladie de Crohn. Nous nous intéressons aussi à l’influence d’un environnement inflammatoire sur les mécanismes de surveillance des cellules tumorales par les cellules du système immunitaire, avec un intérêt tout particulier pour l’activité des lymphocytes T non conventionnels comme les lymphocytes T yd

 

Projet 2. Ce projet vise à comprendre le rôle et la régulation des protéines Twist-1 et Bfl-1, deux inhibiteurs potentiels de la voie p53, dans la lymphomagénèse B et leur contribution à la résistance aux agents chimiothérapiques. Récemment, nous avons identifié par criblage haut débit et approches in vitro, des petites molécules chimiques qui lient Bfl-1, perturbent son interaction avec ses partenaires pro-apoptotiques et restaurent l’apoptose de lignées tumorales sur-exprimant Bfl-1. Nos efforts sont actuellement focalisés sur l'optimisation, tant in vitro que in vivo dans des modèles précliniques, des premiers « hits ». Suite à une première preuve de concept dans les hémopathies malignes B (BDLBCL et B-CLL), nous envisageons de tester ces molécules dans d’autres modèles de tumeurs hématopoiétiques ou de tumeurs solides.

 

Projet 3. Ce projet concerne l’étude de la modulation de la réponse immune anti-tumorale par des AcM thérapeutiques. Les AcM représentent une classe de biomolécules prometteuses pour le traitement du cancer, cependant les mécanismes impliqués dans l’établissement des réponses immunes anti-tumorales par les AcM restent encore mal définis. Ce projet vise à comprendre comment des AcM peuvent agir pour stimuler l'immunité anti-tumorale endogène spécifique et neutraliser des mécanismes immunosuppresseurs impliqués dans l'évasion tumorale. Ces questions sont dans un premier temps abordées dans un modèle de mélanome malin chez des souris immunocompétentes, afin de déterminer les mécanismes impliqués dans la prévention ou la régression tumorale, après le traitement avec des AcM seuls ou en association avec des traitements conventionnels de radio- ou chimiothérapie. Des efforts particuliers seront aussi consacrés à l'établissement de modèles de tumeurs dans des souris humanisées.

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