english

Projet scientifique

 

L'objectif scientifique principal de l’équipe est de décrypter les réseaux transcriptionnels contrôlant l’expression de gènes clés impliqués dans le contrôle de l'homéostasie cellulaire et de comprendre comment leurs altérations contribuent à la formation et à la progression du cancer.

 

Nous concentrons nos recherches sur les corégulateurs transcriptionnels RIP140 et LCoR initialement identifiés comme des acteurs clés de la signalisation par les récepteurs nucléaires. Nous avons caractérisé le rôle de RIP140 sur d'autres voies de signalisation et sa pertinence en physiopathologie. Nous avons démontré que RIP140 cible d'autres voies importantes telles que la voie E2F/Rb. Nos données récentes montrent que RIP140 inhibe la signalisation Wnt/βcaténine et contrôle la différenciation, la prolifération et le renouvellement de l'épithélium intestinal en régulant l'expression et l'activité de différents facteurs de transcription. Nous explorons actuellement les fonctions physiologiques de RIP140 et son rôle dans la tumorigenèse gastro-intestinale. Nous étudions en particulier, l’implication de RIP140 dans le contrôle de la réparation de l'ADN et dans le métabolisme des cellules cancéreuses ainsi que son rôle sur l'expression et l'activité de p53. L’impact de RIP140 dans la régulation du phénotype des cellules souches cancéreuses est également abordé.

 

Par ailleurs, nous  caractérisons, au niveau moléculaire et cellulaire, le rôle du complexe RIP140/LCoR dans les cancers gynécologiques et tentons de définir le potentiel de ces deux gènes comme nouveaux marqueurs biologiques dans ces malignités. Nous analysons également l'impact de HDAC9 sur la signalisation ½strogénique et sur la réponse aux thérapies hormonales dans les cancers du sein. En collaboration avec l'Institut Européen des Membranes (IEM), nous développons de nouveaux échafaudages 3D pour l'administration de plusieurs médicaments dans le traitement des métastases osseuses des cancers du sein.

 

Un autre volet s’intéresse aux perturbateurs endocriniens qui contrôlent également l'activité des récepteurs nucléaires. Nous avons défini les effets de différents ligands environnementaux sur la signalisation ER et rapporté la première structure 3D du récepteur ERα liant des bisphénols. Nous avons récemment caractérisé l'activation synergique de la signalisation PXR par différents composés perturbateurs endocriniens.


La finalité de nos recherches est d’améliorer la connaissance des mécanismes moléculaires du contrôle de l’expression génique par les ligands et les corégulateurs transcriptionnels des récepteurs nucléaires et de leurs dérégulations dans les cancers. Les résultats attendus et les retombées en cancérologie sont divers et concernent les points suivants :

  • Décryptage des mécanismes moléculaires de la signalisation hormonale nucléaire et amélioration de la connaissance des causes de l’apparition du phénomène de résistance aux antihormones.
  • Identification de nouveaux marqueurs diagnostic et/ou pronostic pour la prise en charge des cancers gastro-intestinaux et gynécologiques et à plus long terme, mise en place de nouvelles combinaisons d’agents thérapeutiques pour une meilleure efficacité d’inhibition de la prolifération des cellules cancéreuses.
  • Caractérisation de nouvelles combinaisons de perturbateurs endocriniens capables d’activer les récepteurs nucléaires et de participer activement au processus de cancérogenèse avec des retombées évidentes quant à la prévention des risques cancérigènes.

 

© Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier - 2011 - Tous droits réservés - Mentions légales - Conception : ID Alizés